WEEK-END DE LIESSE DANS LA CAPITALE ALLEMANDE
- ecsmaster360
- 17 nov. 2014
- 2 min de lecture
Dimanche soir, environ 8000 ballons ont été lâchés dans le ciel nocturne de la capitale allemande. Les ballons blancs, perchés sur des poteaux de 3.6m comme la hauteur du mur, ont été libérés un par un pour symboliser sa disparition. Retour sur les moments forts des 25 ans de la chute du mur.
La liberté est un concept très apprécié par Angela Merkel. Pas étonnant étant donné que la chancelière allemande a grandi dans l'Est. Elle était dans la trentaine et travaillait en tant que physicienne lorsque le mur est tombé. Ce qui en fait le personnage incontournable de ce week-end.
On peut changer les choses

"La chute du Mur de Berlin nous a montré que les rêves peuvent devenir réalité, que tout peut changer, quels que soient les obstacles", a lancé Angela Merkel lors de son discours de midi.
"Elle a montré que nous avons les moyens de façonner notre destinée et que nous pouvons améliorer les choses", a-t-elle ajouté en soulignant qu'aujourd'hui les peuples d'Ukraine, de Syrie, d'Irak et de tant d'autres pays pouvaient s'appuyer sur cet exemple.
Merkel sortait du Sauna
Récemment la chancelière en a dévoilé un peu plus sur ce qu’elle faisait le jour où le mur s’est ouvert.
Elle a déclaré samedi dernier à la télévision allemande qu’elle a rejoint il y a 25 ans la foule se dirigeant vers Berlin Ouest après une visite au Sauna, et fait la fête avec des gens qu’elle ne connaissait même pas, en décrivant "un sentiment incroyable de bonheur".
Pas de coups de feu, un miracle

Dans la nuit du 9 au 10 novembre 1989, des dizaines de milliers d'Est-Berlinois ont franchi le «mur de la honte» qui coupait leur ville en deux. L’évènement s’est passé sans violence. 25 ans après, Angela Merkel affirme que « c’est un miracle que tout se soit passé pacifiquement ».
Le mur s’étendait sur 150 km à travers Berlin, aujourd’hui il en reste à peine 3 km.
En tout, au moins 138 personnes sont mortes en tentant de le franchir.
Vers une nouvelle guerre froide ?
Seule fausse note du weekend, la déclaration un petit peu sombre de Michael Gorbatchev. L’ancien leader de 83 ans, reconnu pour avoir grandement contribué à la réunification allemande et forcément présent ce weekend, a affirmé que « le monde est au bord d’une nouvelle guerre froide ».

Il a également ajouté à la télévision suisse qu’"On essaie de nous attirer dans une nouvelle Guerre froide. On voit de nouveaux murs. En Ukraine, c'est un fossé énorme qu'ils veulent creuser".
Ses déclarations font explicitement allusion aux évènements se passant en Ukraine.
La Russie a montré qu’elle est prête à utiliser la force militaire pour arriver à ses fins, que ce soit en Crimée ou dans l’est de l’Ukraine. L’Occident et la Russie s’accusent l’un l’autre de revenir au jeu de l’influence et de l’hégémonie.
Certes, les relations se détériorent clairement, mais elles sont encore loin d’être équivalentes à celles connues pendant la crise des missiles de Cuba par exemple.
François Pain